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Le divan psy du vendredi 09/10/09 : Carole Blancot a la parole

Une intervention – formation pour une meilleure efficience d’une équipe qui n’atteint pas ou plus ses objectifs.

Voici une mode d’intervention psychosociologique destiné aux dirigeants d’une équipe de travail pour les aider à mettre en œuvre une gestion performante d’une équipe. Celle-ci a été conçue par un confrère et amie psychosociologue experte des questions de cohésion, de leadership et de la dynamique des groupes. Je ne vous en rapporte bien entendu qu’un extrait sans les outils pédagogiques ni les études de cas.

Présupposé / Contexte :
Les difficultés d’une équipe quant à sa efficacité, sont dues, pour une grande part, à des problèmes humains qui ne peuvent être dépassés que par et dans la cohésion.
Durée : 22 heures sur 3 jours pour 12 à 15 participants maximum par session en intra ou en inter-entreprise.

Cible et objectifs :
Les participants de cette action de formation seront capable d’une plus grande efficience pour l’atteinte de leurs objectifs grâce à :
Une connaissance des facteurs de cohésion de groupe et des processus groupaux de la cohésion ainsi que ses avantages et inconvénients.
• Une connaissance des attitudes du chef d’équipe favorisant cette cohésion :
o Savoir observer et identifier les phénomènes de cohésion de groupe, leur ancrage dans les phénomènes de communication et de coopération et leurs influences sur l’efficacité d’une équipe.
o Savoir adopter des attitudes favorisant la cohésion et donc l’efficacité d’une équipe.

Outils/Modules du programme :
• 2 salles
• 3 modules disposant chacun de ses objectifs et méthodes spécifiques :
1. Les facteurs de cohésion
2. Communication et coopération
3. Attitudes du chef d’équipe

Techniques pédagogiques :

  • Implication intellectuelle, affective et émotionnelle des participants qui sont les principaux acteurs de leur progression.
  • Chaque participant tient au moins une fois la place de l’animateur (chef d’équipe) et celle de l’observateur.
Méthodes pédagogiques : affirmative, interrogative, active, audiovisuelle (alternance d’exposés, discussions, brainstorming, exercices en sous-groupes).

Suivi pédagogique : il est proposé à chaque participant en complément de l’évaluation de fin de formation (à chaud), une auto-évaluation outillée, 1 mois après la formation puis un entretien individuel avec le formateur, 2 mois après la session.

Animateurs : 2 formateurs psychosociologues ayant une bonne maîtrise de la dynamique de groupe.
Extrait d’un exposé : Définition – facteurs et risques de la cohésion
La cohésion est l’ensemble des forces qui agissent sur les membres d’un groupe pour qu’ils restent dans le groupe et résistent aux forces de désintégration (Festinger, 1950).

Les facteurs de la cohésion
Les deux types de facteurs intra-groupes de la cohésion (les autres facteurs dits contextuels de la cohésion ne sont pas traités lors de ce stage) :

Facteurs socio-affectifs:
o Attrait du but commun : plus les coéquipiers sont motivés pour le travail, plus l’équipe est cohésive et plus le désir de réussite collective est grand.
o Attrait de l’action collective : les coéquipiers éprouvent le désir d’un succès commun.
o Attrait de l’appartenance au groupe : l’équipe, le groupe procure une certaine reconnaissance sociale, une actualisation de ses possibilités individuelles et satisfait aux besoins humains de communiquer, de connaître et d’apprendre, de participer affectivement à une action. Un esprit d’équipe nait.

• Facteurs socio-opératoires (ils renvoient à la manière dont le groupe s’organise et se structure pour atteindre ses but) :
o Système de rôles qui permet la coordination et la coopération : perception d’une complémentarité des rôles, chacun reconnaît l’autre dans sa participation active et dans ses compétences pour la tâche.
o Mode de leadership : le leader incarne le groupe, est le gardien des objectifs, fait converger les efforts, circuler les informations, progresser…
o Taille du groupe : optima pour favoriser la participation et l’implication de tous = de 5 à 8 mais pouvant aller jusqu’à 15.
Les risques de la cohésion
L’existence de liens négatifs a été démontrée par des chercheurs psychologues sociaux entre la cohésion et la productivité d’un groupe :
1. ASCH (1951 et 1971) : « conformisation » et processus d’influence (32% de réponses erronées pour ne pas contrarier la réponse de la majorité).
2. SCHERIF (1965) : le consensus à tout prix (abandon de la norme personnelle au profit de la norme de groupe).
3. MILGRAM : la soumission à l’autorité (65% des sujets envoient des chocs électriques d’une intensité moyenne de 405 volts à des cobayes humains (chocs fictifs mais simulés par l’individu qui est un compère). Le sujet devient l’agent exécutif d’une autorité qui le dépasse et représentative d’une valeur ; celle de la légitimité de la science pour ce qui concerne cette expérimentation. Cf. expérience vulgarisée dans le film « I comme Icare ».
4. JANIS (1972) : La recherche de consensus à tout prix neutralise l’esprit critique et conduit à l’échec de la nature de décision prise collectivement.

Pour en savoir plus sur ce sujet, rendez-vous pour un tchat sur mon blog !

A lire également dans la rubrique du divan psy du vendredi :
© Carole BLANCOT – caroleblancot@yahoo.fr – 06.50.26.65.17
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